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Robots

Robots

Réalisé par Blue Sky Studios, Robots sorti le 6 avril 2005 n'est pas à la hauteur de son grand frère, le mémorable Age de Glace, mais séduira néanmoins les amateurs de 3D pour son design et sa qualité d'exécution.


A côté de Pixar et de Dreamworks Animation, un troisième studio américain poursuit sur la voie du succès avec des longs métrages d'animation 3D : Blue Sky Studios. Chris Wedge, son fondateur, a déjà un beau palmarès à son actif. Une séquence hilarante de ballet aquatique par des cafards au fonds d'une cuvette d'un WC (dans le film Joe's Apartment) lui vaut déjà un prix à Imagina en 1997. Il récidive en 1999 avec un court métrage d'animation3D, Bunny ; cette histoire un peu mystique de vieille lapine chassant une mite dans sa cuisine remportera le Grand Prix à Imagina et un Oscar à Hollywood à la fois pour ses qualités techniques et son histoire. Fort de ces succès, Blue Sky, devenu entretemps une filiale de la Fox, peut s'attaquer à un long métrage 3D : ce sera en juin 2002 Ice Age, avec Scrat, le fameux écureuil préhistorique qui déclenche une nouvelle période glaciaire en poursuivant avidement un gland qui lui échappe perpétuellement... Un succès mondial (360 millions de dollars de recettes!) qui dégèle la Fox, laquelle donne carte blanche à Blue Sky pour se consacrer à plein temps à cette activité de long métrage d'animation. Et on devrait revoir Scrat au printemps 2006, avec la sortie de Ice Age 2 : Meltdown (« le dégel »), actuellement en préproduction chez Blue Sky.
Entretemps, Chris Wedge et son compère Carlos Saldanha, coréalisateur d'Ice Age, font un détour dans une direction inattendue. Aux antipodes des animaux préhistoriques et des fourrures, les voici qui se plongent dans un univers métallique et mécanique : un monde peuplé uniquement de robots. Passons vite sur l'histoire elle-même qui ne nous a pas séduit (trop classiquement Disney, trop prévisible, avec des personnages sans subtilités) pour saluer la réalisation elle-même.

Humour et technique


Robots, comme Ice Age, dispose d'un budget d'environ 60 millions de dollars. Beaucoup pour des standards européens (le français Film Actions disposait de 20 millions d'euros pour Le Manège Enchanté), mais moins de la moitié de films comme The Incredibles (Pixar) ou Shrek 2 (Dreamworks). Chris Wedge et son équipe compensent le handicap avec deux atouts : leur outil de production propriétaire, et en particulier le très réputé moteur de rendu CGI Studio; des choix artistiques en animation et rendu à la fois efficaces et ne saturant pas leurs moyens techniques (170 personnes en pointe, et 500 processeurs pour le rendu).
Contrairement à Shrek, il n'y a pas d'humains à animer, et les brins d'herbe ou les feuilles n'ondulent pas individuellement sous la brise par exemple. Mais cet univers de robots alterne avec maestria surfaces brillantes et peintures écaillées, angles vifs et courbes. Au niveau du design, le choix de base est simple. Les robots de base (les « rouillés », ainsi que la famille du héros Rodney) et leur environnement rappellent sympathiquement les années cinquante: courbes amples, peintures mates écaillées par le temps, avec des plaques de rouille. Les robots « upper class », ainsi que l'étage supérieur de la mégalopole Robot Ville, bénéficient eux de courbes plus futuristes, avec un look « inox » impeccable... et froid. Presque toutes les textures appliquées aux robots et aux buildings sont des textures procédurales, avec en plus la possibilité d'intervenir sur des surfaces réduites pour rajouter des points de rouille, etc. Le rendu utilise surtout le raytracing, avec pas mal de Global Ilumination pour donner en particulier un look plus soft aux scènes, en rajoutant au besoin des lumières, comme dans un film réel, pour éclairer les personnages. Le même procédé est utilisé pour beaucoup d'immeubles de Robot Ville, simulés par des textures procédurales, seuls les principaux immeubles étant modélisés.
Autre point fort de Robots : l'humour, avec un nombre incroyable de clins d'oeil cinématographiques. Classique, nous direz-vous, et Shrek 2 en est plein lui-aussi. C'est vrai, mais ne boudons pas notre plaisir, et on vous en donne quelques exemples. Le robot déglingué Piper danse comme Fred Astaire (« Singin'in the Rain »), même si l'ambiance sonore générale est plutôt funky. Les aspirateurs qui ramassent les robots obsolètes rappellent les éléphants géants du Retour du Roi. Mais c'est probablement Star Wars qui est le plus singé : Robot Ville ressemble fortement à Coruscant, capitale de la république galactique, et l'usine où on forge les robots comme la scène de bataille finale entre robots vous ramènent aux mêmes épisodes dans la Guerre des Clones. Mentionnons également la meilleure trouvaille du film : les transports en commun délirants de Robot Ville. Nos héros s'attachent dans une boule catapultée et rebondissant comme dans un flipper à 3 dimensions pour traverser la ville. La scène où cette boule roule à toute vitesse sur une autoroute (plutôt une glissière) devrait rappeler des souvenirs à ceux d'entre vous qui ont joué à Sonic sur leur console Sega...
Pour (re)découvrir l'histoire, vous trouverez ci-dessous une galerie commentée de 24 images du film.

Paul Schmitt – 11/04/2005
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