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Shrek le Troisième

Merci à Dreamworks pour son ouverture. En plus de nous fournir plus de 130 visuels , le plus français des studios américains nous a permis d'interviewer 4 Frenchies sur leur travail dans ce film,et pas des moindres : Guillaume Aretos, Chef Décorateur, Philippe Gluckman, Superviseur Effets Visuels, plus Philippe Denis CG Supervisor (lighting) et Gilbert Davoud (Character TD).

Plus cinq extraits vidéos et des coulisses du film à découvrir.

Shrek le Troisième confronte notre héros à un double problème : il se retrouve, à son corps défendant sur le trône du royaume de Fort Fort Lointain et bientôt père : fini la tranquillité! Histoire de limiter les dégâts, il part à la recherche d'Artie, un petit cousin de Fiona, pour lui refiler le royaume. Mais le Prince Charmant profite de son absence pour prendre le pouvoir en s'appuyant sur tous les méchants des contes de fée, et le retour de Shrek d'au-delà des mers nécessitera l'intervention de l'enchanteur Merlin.
Si l'histoire se complexifie, la trame centrale du film (la quête de soi) est inchangée, et le look aussi. On ne change pas une équipe qui gagne, et Shrek 3 semble marcher sur les traces de Shrek 2 , succès planétaire qui avait rapporté à Dreamworks la bagatelle de $940 millions (DVDs inclus).


Dreamworks n'a pas lésiné pour le troisième volet des aventures de votre ogre vert préféré : un budget de $160 millions (contre 90 et 60 pour Shrek 2 et Shrek), près de 5 000 personnages et 2 500 tenues pour les scènes de foules, et de nouveaux personnages comme Merlin l'Enchanteur (version « Gaston Lagaffe » dans ce film)et Artie (version ado du roi Arthur).
Du coup, PDI/Dreamworks a refait les modèles (dans Maya) et le rigging des personnages, en faisant attention de ne pas changer leur « look and feel ». Côté effets, ils ont poussé les feux sur à peu près tous les fronts. On trouve un mélange d'animation et de simulation pour cheveux (barbe pour Merlin) et vêtements (les robes des princesses en particulier). Et les systèmes pour générer feu ou fluides ont aussi été revus et corrigés. Vous trouverez tous les détails dans cette page et dans les pages suivantes, en cliquant sur les images pour les commentaires. Voici pour commencer la vision de Chris Miller , réalisateur de Shrek le Troisième.

Shrek le Troisième est le premier long métrage réalisé par Chris Miller. Entré chez DreamWorks Animation en 1998, Miller y débute dans l’atelier d’écriture de Fourmiz avant de collaborer au scénario et aux dialogues additionnels de Shrek, où il prête aussi sa voix au Miroir Magique et à Geppetto. Il collabore ensuite en tant que directeur d’écriture à Shrek 2 (succès n°1 de l’histoire du genre) et prête sa voix à divers autres personnages du film avant d’incarner le pingouin Kowalski dans Madagascar.
Licencié de la section Animation du California Instititute of the Arts, Miller collabore depuis de nombreuses années avec l’Helios Dance Theater, pour lequel il a créé des décors, des films et des projections. Il a travaillé en outre à divers films, spots, vidéos et productions Internet, dont un court métrage pour Steven Spielberg, intitulé Steven’s Dream. Primé au Clio du meilleur spot animé pour un spot FILA, il a contribué à des pubs pour Coca-Cola, Canon, the Comedy Channel, etc. Il a aussi produit plusieurs films d’animation présentés sur MTV et dans des festivals nord-américains et européens.

Pixelcreation : Comment devient-on réalisateur de Shrek 3 ? Etait-ce une promotion naturelle avoir travaillé sur les deux premiers films ?
Chris Miller : Globalement, l’équipe qui a travaillé sur ce troisième volet est celle en place depuis le premier film. J’ai travaillé de façon proche avec Aron Warner (producteur des Shrek) et Andrew Adamson (réalisateur oscarisé de Shrek et Shrek 2, devenu coproducteur exécutif de Shrek 3 car il a réalisé en même temps les 2 premiers films de la saga Le Monde de Narnia - ndlr). Sur Shrek 2, j’ai dirigé le « story department » en charge de l’écriture du film, ce qui est presque une fonction de réalisateur adjoint car vous devez faire en sorte que la vision du réalisateur soit bien exécutée. J’avais donc assez d’expérience pour que les producteurs me fassent confiance et me proposent le job de réalisateur. J’ai quand même gardé un rôle d’écriture dans ce film, en prenant en charge le scénario de la scène où Shrek rencontre Artie.

Pixelcreation : Et justement, quelle est votre vision de ce film en tant que réalisateur ?
Chris Miller : Le thème central des trois films est la confiance en soi. Shrek successivement ne se  sent pas digne d’être aimé de Fiona, pas digne de l’épouser et maintenant pas mûr pour être père. Il va devoir s’assumer pour y arriver. Et la plupart des personnages sont aussi immatures : l’âne Donkey et le Chat Potté sont des solitaires qui ne demandent qu’à être amis de Shrek pour se raccrocher à quelqu’un qu’ils perçoivent comme fort. Fiona est le seul personnage mature, qui sait déjà ce qu’il veut.

Pixelcreation : Comment avez-vous travaillé avec l’équipe technique de Dreamworks Animation ?
Chris Miller : Ils sont vraiment au point, ils ont tout pris en charge pour nous donner ce que nous voulions, presque sans limites ! Cela étant, la technologie 3D n’est pas là pour éblouir le spectateur, mais pour rendre l’histoire crédible. J’ai beaucoup travaillé avec l’Art Department dirigé par Guillaume Aretos (voir interview dans cet article) et avec Philippe Gluckman pour les effets visuels (voir interview dans cet article).

Pixelcreation : Et comment dirige-t-on des acteurs dans un film d’animation, alors qu’ils ne sont que des voix ?
Chris Miller : Le processus est particulier : les acteurs ne viennent que tous les 4 à 5 mois faire un enregistrement, et ne voient le film que quand tout est terminé… Il faut donc enregistrer toutes les variantes possibles d’une scène, jusqu’à 20 ou 30, pour retenir à la fin celle qui collera le mieux à l’intention du film. Et tous les acteurs improvisent au moins en partie, ce qui donne la touche de spontanéité dont le film a besoin.
Mon rôle est de fournir aux acteurs le contexte dont ils ont besoin pour se sentir à l’aise et bien travailler. Certains acteurs comme Eddie Murphy ont peu besoin de contexte : Eddie possède le personnage de Donkey par cœur et n’a besoin que de 3 ou 4 prises. Cameron Diaz a besoin de plus de support et fait jusqu’à 20 enregistrements.

Pixelcreation : Shrek 4 est déjà en préparation. Y participez-vous ?
Chris Miller : Pas pour l’instant. Plus tard certainement, mais pour l’instant je fais une pause pendant tout l’été. Cela fait 8 ans que je travaille sur les Shrek, j’ai besoin d’un petit break…

Paul Schmitt, juin 2007

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