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Gustave Courbet

Retour sur l'oeuvre d'un Réaliste

Chef de l'école Réaliste, amoureux de la liberté, Gustave Courbet a su intégrer le naturel et la laideur au sein de l'empire pictural du XIXème siècle. Le Grand Palais revient sur l'oeuvre engagée de ce peintre, héritier de l'école Romantique et annonciateur de l'Impressionisme.

 

L'homme et son image

Référence absolue de la peinture réaliste, l'oeuvre de Gustave Courbet ne se présente plus. Chacun possède en tête l'image d'une de ses fameuses toiles attachantes ou polémiques. Artiste complexe et affirmé, il est à l'origine d'un nouveau regard sur le réel, mais aussi d'un genre bien particulier de personnalité publique. Scrutateur de son propre reflet, Courbet se cherche, se met en scène dans de multiples autoportraits présentés aux Galeries Nationales du Grand Palais, parmi ses ineffables paysages du Doubs. Plus de 100 toiles, une trentaine de dessins préparatoires sont ainsi offerts aux yeux du public sur 1500m². Chaque toile livre en effet le caractère d'un lieu, d'une nature prospère, berceau d'une civilisation, ainsi dans la représentation du Château de Chillon (1874), composition à forte résurgence romantique. Tout en se représentant, il renverse les codes picturaux dans la célèbre toile l'Atelier du peintre (1855). Véritable allégorie de sa vie mais aussi de la société dans laquelle il s'inscrit, ce tableau anecdotique, dont le format voudrait qu'il illustre davantage une peinture historique qu'une scène de genre, perpétue la tradition des tableaux à double lectures.

Un Réaliste moderne

Si Courbet rassemble au sein d'une même toile, différents niveaux de compréhension, il crée le lien entre deux époques et deux façons de peindre. Fils spirituel du courant romantique, il opère un glissement vers l'Impressionisme, visible essentiellement dans ses paysages. La touche apposée sur le ciel dans son Paysage de Mer (1872) est en effet caractèristique du style observé chez Manet ou Sisley. Mais cette exposition événement est également l'occasion d'établir des connexions avec les autres techniques modernes de l'époque. On apprend ainsi que Courbet s'aidait parfois de photographies, parmi lesquelles celles de Julien Vallou de Villeneuve, pour donner naissance à ses toiles sociales. En témoigne le cliché " Etudes d'après nature" daté de 1853, qui place le peintre dans un autre rapport que celui attendu.
Artiste, certes, il fut aussi de ceux qui s'investirent dans de nouveaux idéaux, il marquera de cette manière l'autre Histoire et plus précisement le monde politique de l'époque, en participant à la Commune, choix qui lui confèrera le statut d'artiste maudit, ou plutôt chassé puisque l'exil lui sera inévitable.

Polémique à travers son Enterrement à Ornans, frontal par L'origine du monde, narcissique enfin à travers ses innombrables autoportraits, Gustave Courbet méritait que les actuelles institutions culturelles se penchent sur son oeuvre, la dernière monographie lui étant consacrée datant de 1977... 

Agathe Hoffmann – Octobre 2007

Jusqu'au 28 janvier.
Galeries Nationales du Grand Palais, Porte Clémenceau, Avenue du Général Eisenhower, Paris 8ème.
Ouvert tous les jours de 10h à 22h, sauf le jeudi jusqu'à 20h. Fermé le mardi.




Le château de Chillon Le chêne de Flagey La toilette de la morte Un enterrement à Ornans La femme à la vague La grotte sarrazine Mer Méditerranée, Agde La truite Juliette Courbet Jo la belle Irlandaise La femme au perroquet L'atelier du peintre La vallee de la loue par temps d'orage Le désespéré Le fou de peur ou le desespéré Les trois soeurs de Courbet ( les récits de la grand-mère Salvan) L'homme blessé L'origine du monde Paysage de mer Ruisseau en forêt Trois jeunes Anglaises à la fenêtre La vague Etude d'après nature, modèle pour les Baigneuses (nu n°1935)



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