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Keith Haring

Rétrospective majeure

Cette rétrospective majeure met en avant non seulement l’icône du pop art, mais surtout le graphiste et artiste engagé.

Parti trop tôt en 1990, mort du Sida à seulement 31 ans, ce graphiste de formation a marqué les années 80 de son empreinte. Il en a épousé les grandes causes, de la lutte contre l'autorité et le conservatisme reaganien aux USA à la dénonciation de l'apartheid en Afrique du Sud.

Le grand mérite de cette double exposition, au MAM (musée d'art moderne), et au 104 à Paris pour les oeuvres grand format, jusqu'au 18 août 2013, est d'insister sur cet engagement politique de Keith Haring. Salle après salle, on découvre combien son art s'incrit dans la cité, dans la vie. Physiquement d'abord, avec ces oeuvres réalisés sur des bâches ou originellement dessinées à la craie sur des affiches dans le métro newyorkais. Artistiquement ensuite, avec ce trait fort, ce sens du graphisme, ces personnages humains, animaux ou monstres qui mettent en scène, dénoncent les abus de pouvoir des autorités, la toute puissance de l'argent, l'utilisation de la religion à des fins de domination.

Keith Haring croit à la liberté personnelle, pas aux institutions. C'est le trait d'union qui explique ses rapports ambivalents avec la société de consommation, entre dénonciation politique et acceptation du système dont il profite en tant qu'artiste reconnu. La rétrospective au Musée d'art contemporain de Lyon en 2008 insistait plutôt sur l'icone du pop art, celle de 2013 à Paris sur l'engagement politique de l'artiste. Les deux points de vue sont appropriés, se complètent, et vous trouverez ci-dessous le coeur de l'article que Pixelcreation avait consacré en 2008 à Keith Haring.

Keith Haring est né aux Etats-Unis en 1958. Entamant des études de graphisme publicitaire, il exprime sa créativité sur les murs du métro new-yorkais avant de voir son travail exposé dans de prestigieuses galeries telles que Tony Shafrazi et Leo Castelli. Immensément populaire, Keith Haring a développé une écriture graphique simplissime, immédiatement compréhensible par tous.

Supports du quotidien

L'art selon Keith Haring est accessible, proposé qui plus est dans des lieux du quotidien : métro, murs de la ville, réverbère et même sur les objets qu'il commercialisera lui-même.

L'artiste aime à multiplier les supports, à intervenir partout et sur tout. Sur des formats classiques (toiles, papiers, métal...) ou plus inattendus (comme une BMW), l'oeuvre de Keith Haring dépasse son apparente gaieté, sa légèreté presque enfantine pour dire les maux de l'époque. Drogue, sida, pouvoir de l'argent...

Icônes explicites

Car pour Keith Haring l'art doit s'insérer au coeur de la vie quotidienne. Une proximité avec les préoccupations fondamentales du public qui lui doit probablement son immense popularité, dix-huit ans après sa disparition précoce. "Les gens comprennent mon oeuvre qui se lit comme un livre d'images", disait-il, "Je donne des figures simples mais en même temps complexes, comme des idéogrammes." Et en effet, les tableaux de Keith Haring sont un récit permanent où bébés, chiens, anges, danseurs, serpents et silhouettes anrogynes s'entremêlent en formes synthétiques soulignées de noir. Chacune de ces icônes contient un sens qui lui est propre, dans l'imagerie de Keith Haring. Ainsi le chien symbolise la nature quand les serpents sont l'énergie mais aussi la menace. Les pyramides expriment la civilisation et Mickey Mouse la culture populaire.

"The Radiant Baby"

L'été de ses 21 ans, Keith Haring enseigne l'art plastique à de jeunes enfants. Il dira que cette expérience a été la plus gratifiante de toute sa vie. C'est à ce moment-là qu'apparaîtra le "The Radiant Baby" (le bébé radiant) qui deviendra sa signature. Apparu la même année qu'E.T., il est une silhouette humaine simplifiée à l'extrême et symbolise la vie, la gaieté, la joie et l'espoir pour le futur.

Avec son "Pop Shop", sa propre boutique qui commercialisait ses produits dérivés, son amitié avec Andy Warhol, sa fréquentation des stars du moment (comme Madonna, Yoko Ono ou Dennis Hopper), ses happenings au Club 57, sa proclamation d'une identité artistique "gay", Keith Haring symbolise à jamais la frénésie créative du New York underground des années 1980.

Paul Schmitt, mai 2013 & Léonor de Bailliencourt, février 2008

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Oeuvres déjà présentées lors de la rétrospective Keith Haring au MAC de Lyon en 2008:

"Untitled", 1982 "Untitled", 1982 "Untitled", 1981 "Untitled, (May 30, 1984)", 1984 "San Sebastian", 1984 "Untitled", 1989 "Fashion Moda", 1980 "Untitled", 1980 "Untitled", 1980 "Untitled", 1980 "Untitled", 1980 "Untitled", 1980 "Untitled", 1981 "Untitled", 1983 "Untitled", 1981 "The Blueprint Drawings", 1990 Keith Haring Artwork, "Pop Shop" "Portrait of Macho Camacho", 1985 "The Blueprint Drawings", 1990 "Untitled", 1982 "Keith and Julia", 1986 "A pile of crowns for Jean-Michel Basquiat", 1988 "Untitled", 1983 "Prophets of Rage", 1988 "Keith Haring et Madonna", New York, 1989 "Keith Haring et Caroline de Monaco", Monte Carlo, 1989 "Untitled", 1982 "Keith Haring with hat" "Keith Haring, Düsseldorf, 1987" "Keith Haring dans le métro" "Keith Haring" "Keith Haring" "Keith Haring"



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