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Graffiti Stories

Qualifié autrefois de vandalisme urbain, le graffiti a désormais trouvé une reconnaissance sociale et artistique depuis les oeuvres d'artistes tels que Taki 183, Keith Haring et Jean-Michel Basquiat, teneurs du flambeau aujourd'hui reconnu et représenté par Fafi, Mistic ou Space Invaders. L'abbaye d'Auberive et le Musée International des Arts Modestes de Sète se font refaire le portrait par une fine équipe de graffeurs actuels.
  

Sur la trace du tag

Premier individu à intervenir graphiquement dans l'espace urbain, Taki 183, soit un grec dénommé Demetrius a amorcé l'expression artistique sur le métro new-yorkais, qui s'est aujourd'hui propagée dans les villes du monde entier. Considéré comme une réelle dégradation et une pollution visuelle à sa naissance dans les années 1970, le graff a cependant bénéficié de tremplins statutaires, à travers les oeuvres d'artistes tels que Jean-Michel Basquiat; petit protégé d'Andy Warhol ou le très reproduit et sérigraphié Keith Haring. Leurs oeuvres, à la fois dénonciatrices et populaires, ont attribué une réelle légitimité au tag, " étiquette " en anglais, en relation au concept de signature.

SAMO pour Basquiat, Amour souligné d'un trait furtif pour Jean-Luc Duez qu'il sème dans les rues parisiennes : la signature est l'oeuvre, sa répétition sa condition de pérénité.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le Palais de Tokyo, a réservé, depuis 2005, un espace graff aux artistes urbains confondus. Si les petites bestioles « légotées » de Space invaders et les pochoirs de Marie Rouffet et de Mistic ne se cachent plus et trouvent de véritables adeptes, l'étape muséale était nécessaire.


La rue dans le musée
 
Phénomène artistique majeur, le graffiti s'est ainsi installé au MIAM de Sète, pour réinvestir l'espace, du sol au plafond. Des street artists originaires de multiples pays se réapproprient le musée sous la forme d'un graff global, mélangeant les styles et techniques de chacun dans un même lieu.

Le graffiti se manifestant le plus souvent de manière individuelle et autocentrée, cette exposition rassemble les projets graphiques afin de les faire dialoguer. Les français Alëxone et Mist, l'iranien Esmaeil Bahrani ou encore le brésilien Nunca présentent leurs créations, qui se répondent face à face ou s'installent sur les meubles d'un intérieur coquet reproduit. Nunca reprend les codes hachurés de la gravure dans des portraits qui rappellent les gargouilles des cathédrales comme les masques carnavalesques. Alëxone poursuit la tradition du lettrage " bulle ", dans des slogans aux lettres enchevêtrées et bombées. Zonenkinder investit l'espace quotidien dans une stylistique espiègle aux allures de fanzine, personnifiant les canapés et les réfrigirateurs.

L'art sous les bombes et Graffiti Stories proposent ainsi une gigantesque oeuvre d'art, basée dans deux lieux insolites, qui dynamitent les frontières entre institution muséographique et aérosols chromatiques.


Agathe Hoffmann – Septembre 2007

Jusqu'au 30 septembre:
L'abbaye sous les bombes,Abbaye d'Auberive,
place de l'Abbaye, 52160 Auberive.
Ouvert du mercredi au dimanche de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h.
Jusqu'au 13 janvier:
L'art modeste sous les bombes, Musée International des Arts Modestes,
23 quai Maréchal de Lattre de Tassigny, 34200 Sète.
Ouvert tous les jours de 10h à 12h et de 14h à 18h.
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