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Le tour du monde de la pub

200 chefs d'œuvre à découvrir

Fidèle à sa volonté d'ériger la publicité au rang des arts majeurs, le musée de la Publicité embarque ses visiteurs jusqu'à l'automne dans un fascinant tour du monde des affiches les plus créatives.

Les plus grands noms y sont : Gustav Klimt, les frères Beggarstaffs, Peter Behrens, Henry Van de Velde, l'école polonaise et même le célèbre Push Pin Studio américain. De la fin du XIXe siècle à nos jours, le musée de la Publicité s'est appuyé sur son vaste fonds, nourri depuis la naissance de l'institution par de nombreux passionnés des arts graphiques.

XIXe siècle : l'affiche européenne

A la fin du XIXe siècle, c'est la France et la Grande-Bretagne en pleine Révolution industrielle qui mènent la danse des arts graphiques. C'est ici que se trouvent les grandes imprimeries d'affiches artistiques (comme celle dirigée par le créateur Jules Chéret). Venus de toute l'Europe, les affichistes viennent y faire leur apprentissage avant de rapporter en Suisse, aux Pays-Bas, en Belgique ou en Espagne les savoirs acquis.

L'avant-garde belge

Marquée par le symbolisme et l'Art Nouveau, l'affiche belge du début du XXe siècle se place d'emblée à l'avant-garde de la création graphique européenne. Les talents d'outre-Quiévrain se nomment alors Armand Rassenfosse, Privat-Livemont, puis dans les années 1950 Léo Marfurt, André Pasture... Dans les années 1970, c'est l'heure du renouveau du graphisme belge avec Folon, Alechinsky et Jacques Richez.

Les prémices de l'affiche américaine

Pendant ce temps, aux Etats-Unis la publicité prend d'emblée des proportions hyperboliques s'affichant sur d'immenses panneaux essentiellement typographiques. En parallèle, l'affiche artistique se développe grâce aux éditeurs de revues qui passent leurs commandes en France. Sous leur impulsion, inspirés par l'Art nouveau, des créateurs comme Edward Penfield ou Louis Rhead ébauchent l'esquisse de ce qui deviendra le style américain.

Push Pin Studio et publicité culte

C'est dans les années 1960 qu'émerge réellement le talent et l'originalité des productions sorties du Push Pin Studio new-yorkais. Créé par Milton Glaser, Seymour Chwast, Reynold Ruffins et Edward Sorel en 1954, ce studio de création s'attaque à tous les secteurs du design graphique, conjuguant anti-conformisme, vigueur et fraîcheur. Mais l'exposition évoque aussi quelques pures campagnes de publicité devenues cultes comme celle pour Levy's Bread conçue en 1970 par Bill Bernbach, co-fondateur de l'agence DDB (qu'on ne présente plus) : elle symbolise toutes les composantes de la société américaine par une série de portraits.

L'Ecole polonaise

Les années 1950 voient la naissance et le développement d'une Ecole polonaise qui aurant tant marqué le graphisme français (notamment via Grapus). Personnifiée par Henryk Tomaszewski, Jan Lenica, Tadeusz Trepkowski ou encore Andrzej Pagowski, elle s'affranchit alors de tous les codes. Dans leurs affiches, la relation entre le contenu et la forme, la couleur et la composition crée une identité polonaise propre jusqu'à en devenir un phénomène mondial.

Sobriété helvétique

On ne présente plus le graphisme suisse. Elégant, épuré, typographique... Il trouve ses racines dans les années 1930 et dans les enseignements de l'école de Zurich. Ce stye international répond aux besoins nouveaux d'une société d'après-guerre en pleine mutation, qui découvre la consommation de masse. Les "héros" de ce graphisme suisse sont Müller-Brockmann, Donald Brun ou encore Herbert Leupin.

L'Espagne dans la guerre

L'Espagne aussi est présente dans l'exposition, notamment via la guerre et la propagande (1936-1939). Ainsi certains graphistes tels que Rafel Tona, Bofarull, Benages - engagés pour défendre la République - ont su utiliser l'art de l'affiche pour défendre leurs idées.

L'Italie artistique et les autres

Arrivée plus tard dans le grand concert de la création graphique contemporaine pour raisons économiques et politiques (l'unification du pays s'est achevée en 1924), l'Italie s'est surtout fait remarquer pour ses affiches artistiques.
Aux côtés des italiens, l'exposition propose également une sélection de créations venues du Japon, de la Russie, de la Chine, de la Tchécoslovaquie, de l'Iran, de la Suède, du Danemark, de l'Autriche et du Venezuela.

En conclusion

Cette exposition parcourue, une conclusion s'impose. Le temps des styles nationaux est bien révolu. Aujourd'hui, l'affiche publicitaire s'est globalisée, son style s'est dilué dans le maëlstrom de la culture mondiale. Seule l'affiche culturelle reste encore locale et identifiable.

Léonor de Bailliencourt - Mai 2007

Jusqu'au 14 octobre 2007 au musée de la publicité à Paris.
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