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Métier : directeur artistique dans la publicité

Trois DA nous racontent leur quotidien professionnel

Directeur artistique. D.A. ou même A.D. pour Art Director, plus chic. Deux lettres qui font souvent rêver. La voie royale de la pub, le lustre d'un métier aux contours plutôt flous. Nous avons rencontré et interrogé trois de ces créatifs, trois pubeux talentueux et multi-primés, pour qu'ils nous racontent leur métier, dans sa réalité, sa beauté et ses côtés moins glamour...

Par Léonor de Bailliencourt

Comment sont-ils venus à ce métier ?

David Derouet
David Derouet

David Derouet (32 ans), directeur artistique chez BDDP & Fils, et David Bertram (28 ans), qui officie chez CLM/BBDO, ont un début de parcours semblable.
Doués en arts plastiques, intéressés par l'art, le dessin, ils ont suivi des cursus artistiques. "J'ai passé un bac lettres & arts", explique David Derouet qui vit alors en Normandie. Ce n'était pas l'idéal, le jeune homme ayant un profil plus spontanément tourné vers les arts appliqués plutôt que les arts plastiques purs.

De son côté, c'est justement un cursus Arts Appliqués qu'a suivi le francilien David Bertram, "les trois meilleures années de ma scolarité", se souvient-il.

Ensuite, tous les deux atterrissent à Paris, à l'école Olivier de Serres.

"J'ai d'abord fait une année aux Beaux-arts de Cherbourg mais ce n'était pas fait pour moi", précise David Derouet, "L'arrivée à Olivier de Serres a été comme une révélation, je voulais faire de la communication visuelle sans avoir une idée très précise d'où ça me mènerait, j'ai donc naturellement suivi un BTS de Communication visuelle."

David Bertram
David Bertram

Arrivé dans l'école une année après David Derouet, David Bertram hésitait, lui, entre stylisme et communication. "J'ai finalement opté pour le cursus le plus large, celui qui m'offrait le plus de débouchés possibles". Mais à l'inverse d'un David Derouet qui s'est enfin trouvé à Olivier de Serres, David Bertram a été très déçu par cette école – déjà à l'époque le graphisme l'ennuie, c'est le cinéma et la réalisation qui le titillent.

De son côté, à Avignon, Benjamin Marchal (31 ans), qui travaille aujourd'hui chez DDB Paris, suit un cursus scolaire ultra-classique, passant un bac ES avant de faire un peu de sociologie à la fac et une école de commerce.
A l'occasion d'un stage dans une petite agence de publicité locale, il découvre la PAO, aime le métier et cherche une formation pour l'apprendre. Il atterrira finalement à Sup de Création, à Roubaix, où il restera deux ans. "C'est la seule école qui forme vraiment à ce métier. Elle enseigne la conception et forme même les teams", explique le jeune homme, sorti major de sa promotion.

Pourquoi la publicité ?

"Quand j'étais à Olivier de Serres, je n'étais pas très déterminé quant à mon futur", se souvient David Derouet. "Et puis j'ai eu envie de faire de la publicité car j'aime chercher des idées et trouver les moyens de les réaliser. De plus, j'ai envie que mes créations soient vues, largement si possible."

Pour Benjamin Marchal, l'appel de la publicité c'est avant tout l'amour de la conception.

Quant à David Bertram, c'est presque par défaut qu'il s'est transformé en publicitaire. "J'ai toujours voulu faire du cinéma et ce milieu de la publicité me rapprochait des boîtes de production, tout en me formant."

Olivier Lefebre & Benjamin Marchal
A g. Olivier Lefebvre, à dr. Benjamin Marchal

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