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Sebastiao Salgado

Parfum de rêve au Salon de la Photo 2017

Le grand photographe franco-brésilien en vedette au Salon de la Photo 2017.

Chez Sebastião Salgado, même les paysages sont des portraits tant la présence humaine y est signifiante. Ses images puissantes, avec un travail en noir et blanc époustouflant, dépassent le cadre du photoreportage, du documentaire.

Né en 1944, Sebastião Salgado parcourt le monde comme photographe freelance depuis 1973, date à laquelle il s’est également établi à Paris. Au service d’agences comme Gamma ou Magnum, avant de monter en 1994 sa propre structure Amazonas Images avec son épouse Lélia. Toujours en privilégiant des projets au long cours, débouchant à la fois sur des expositions et sur la publication de livres. Autres Amériques, paru en 1986, rassemble ainsi ses photographies de 1977 à 1984 en Amérique latine, visitant les villages montagnards les plus inaccessibles. La Main de l’homme (1993) documente l’évolution du travail manuel dans le monde, une enquête menée de 1986 à 1992. Et déjà en 1994-1999, Sebastião Salgado enquête sur les problèmes de migrations de populations pour publier Exodes (2000) et Enfants de l’exode (2001). Et de 2004 à 2011, le projet Genesis recueille lui-aussi un immense succès : des séries de photographies - comme à son habitude en noir et blanc - de paysages, de faune, de flore et de communautés humaine, comme une recherche de la nature encore dans son état originel.

Au Salon de la Photo 2017, du 9 au 13 novembre 2017, Sebastião Salgado s’offre comme un retour en enfance. L’exposition « Parfum de rêve », au 1er étage du salon, référence à la fois l’enfance de Salgado au milieu des plantation de café dans on Brésil natal, ainsi que son début de carrière comme économiste à l’Organisation internationale du Café (OIC) à Londres. « Un travail qui m’amena à visiter les différentes régions de café du Rwanda, du Burundi, du Congo et de l’Ouganda, explique-t-il. C’est à cette époque, qu’avec un appareil photo emprunté à mon épouse, j’ai commencé à prendre mes premières images. La photographie allait se révéler plus forte que le café ! En 1973, j’ai quitté l’OIC pour une nouvelle carrière… » Depuis 2002, en partenariat avec le café Illy, Sebastião Salgado photographie les plantations de café et surtout leurs travailleurs sur 3 continents. Un travail qui résulte en un nouveau livre, Parfum de rêve (Editions de la Martinière) et soutient aussi le travail de sa fondation au Brésil pour une culture du café à l’ombre : les arbustes caféiers produisent moins, mais de meilleure qualité, s’ils sont à l’ombre d’arbres plus grands, lesquels contribuent en même temps à la biodiversité et à freiner l’érosion des sols.

Et en bonus, au rez-de-chaussée du salon, la MEP (Maison Européenne de la Photographie) a sorti partie sa collection de 350 photos de Sebastião Salgado : quarante photos d’Autres Amériques (1985) jusqu’à Exodes (2000) témoignent de l’évolution du travail de Sebastião Salgado et de ses préoccupations constantes. Et surtout de l’émotion qui s’en dégage.

Clémentine Gaspard, novembre 2017

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