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Studio Blumenfeld

New-York 1941-1960, L’Art en contrebande

Les expérimentations couleur d’un photographe de mode nourri d’art.

Pour Erwin Blumenfeld, la photographie n’est pas révélation mais interprétation. L’objectif de la chambre photo est un premier filtre séparant la réalité de la photo, et il n’hésite pas à en rajoute d’autres : surexpositions, filtres, manipulations de couleur, etc. Le studio est un théâtre où Erwin Blumenfeld « expose les signes de l’illusion et nous invite (…) à accueillir sans retenue les séductions de la couleur et des formes » (François Cheval).

Né à Berlin dans une famille juive bourgeoise, Erwin Blumenfeld (1897-1969) s’installe aux Pays-Bas après la Première Guerre et y participe au mouvement dada, précurseur du surréalisme. Il revient bientôt à Berlin, y commence sa carrière photographique en 1934 : ses photos en noir et blanc lui valent une renommée grandissante. En 1936, il émigre à Paris, est interné à la déclaration de guerre car allemand, puis parvient à partir à New York en 1941. Il y fonde son studio Blumenfeld, découvre les possibilités couleur du Kodachrome et connait son heure de gloire jusque dans les années 60, ses photos de mode faisant régulièrement la Une de Vogue ou Harper’s Bazaar.

En avant-goût du prochain « Mois de la Photo » (avril 2017), La Cité de la Mode et du Design à Paris propose jusqu’au 4 juin 2017 quelque 200 œuvres, dont une trentaine d’inédits tirés du fonds géré par Nadia Blumenfeld Charbit, petite fille d’Erwin Blumenfeld et co-commissaire avec François Cheval de l’exposition. L’accent s’y veut sur le travail de la couleur réalisé au studio Blumenfeld. On découvre aussi le sens aigu de la composition et du montage dont fait preuve Erwin Blumenfeld, nourri de références artistiques classiques et modernes (le Bauhaus) qu’il utilise activement dans son travail. D’où le sous-titre « L’art en contrebande » de l’exposition… Et comble de l’ironie pour un photographe aussi graphique, Erwin Blumenfeld détestait les directeurs artistiques, ces « photographes d’art ratés » qui lui prenaient son œuvre pour la publier ! Car pour cet éternel insatisfait, se dessaisir, c’est renoncer.

Clémentine Gaspard, mars 2017


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