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Ruedi Baur

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Design de la façade et signalétique de l'Ésisar, école d'ingénieurs spécialisée en systèmes automatiques et robotiques, Valence

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© Integral Ruedi Baur & AssociésSuivant
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Design de la façade et signalétique de l'Ésisar, école d'ingénieurs spécialisée en systèmes automatiques et robotiques, Valence
1997

"C'est une école d’ingénieurs, conçue par les architectes Rollet & Lipsky. C'est également notre première collaboration vraiment très forte avec un architecte – nous n’étions pas encore associés à l’époque. Rollet & Lipsky conçoivent donc un bâtiment public, donc peu cher. C'est un bloc de béton avec toutes les salles de classe côté sud, un espace intérieur très beau avec des salles de lecture au centre, peu d’isolation, des produits assez bruts et industriels. Ils avaient des problèmes d’isolation phonique et solaire, surtout. Donc ils me demandent ce qu’on pourrait mettre sur la façade pour obtenir un filtre de lumière de 30% partout et de 60% au-dessus des fenêtres. Nous avons commencé à travailler sur des formes géométriques etc. mais tout cela faisait peu sens. Nous nous sommes donc demandés quelle était la spécificité de ce lieu, son contenu pour finamement s'arrêter sur le système du binaire car il semblerait bien que c’est ce qui restera de l’électronique encore très longtemps. Donc toute la façade est imprimée de micro 01 de 3mm de haut qui se concentrent et se superposent, créant à la fois une isolation et l’identité de l’école. Quand on voit le bâtiment de très loin, on a l’impression que le graphisme est totalement intégré à l’architecture et plus on s’approche, plus on découvre de jeux d’ombres, plus ça devient nerveux. En 1997, c’était un projet juste par rapport à son temps. Aujourd’hui je ne ferais plus comme ça mais à l’époque, mettre du graphisme sur une façade, c’était encore complètement nouveau. C’est un projet important également parce qu'il s'inscrit dans le long terme : la durée de vie d'une façade, c'est trente ans ! Avoir une visibilité pareille, c’est très agréable. Là aussi, on peut se dire que c’est une sorte de scénographie : on ose mettre le graphisme en scène ailleurs que dans le médias et surtout on ne pense plus le graphisme dans son format. Je crois que c’est une des particularités de cette école, on s’est détaché des médias et des supports, l’information a pris sa propre valeur."

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