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Ruedi Baur

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Mamco

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© Integral Ruedi Baur & AssociésSuivant
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Mamco
1994

"Là on doit être en 1995. C’est le Musée d’art moderne et contemporain de Genève, le Mamco. Donc Christian Bernard, qui était le directeur de la Villa Arson, la quitte pour ouvrir ce musée et il m’amène dans ses bagages, sans appel d’offres, rien, royal. Et il me raconte son nouveau musée. Je me rappelle d’une visite : nous étions tous les deux devant ce bâtiment pas encore rénové et il m’a demandé de trouver un système graphique identique à celui de la Villa Arson, «qui tienne le coup, [qu’il puisse] manipuler tout seul». Dans la discussion, il me raconte qu’il a envie de durer dans ce lieu, contrairement à la Villa Arson où il n’était pas resté très longtemps et qu’il a envie de travailler avec des artistes sur le long terme. La question était de parvenir à visualiser ce travail sur la durée. Donc nous sommes partis sur l’idée du temps. C’est d’ailleurs depuis cette collaboration que je mets systématiquement une notion philosophique au cœur des mes identités visuelles, une notion qui me permette justement de travailler sur les différences, des déclinaisons sanns me fixer sur un logo. Là, nous avons donc travaillé sur cette notion de temps, ça a donné le curseur, qui est la signature du Mamco, mais aussi aussi toute une attitude à la fois de conservation et de construction de ce musée. Christian Bernard a d’ailleurs ouvert un an plus tard un musée inachevé, qui n’était pas encore complètement rénové. Il a mis en scène cette situation mais c’était aussi une question de manque de budget et l’obligation d’ouvrir. Mais il en a profité, il a joué le jeu. Il a réutilisé l’identité à ses propres fins et puis dans des objets tels que celui-là, qui était un objet de recherche de mécénat avec une plaquette dont la couverture est en cuivre et la dernière page en carton ondulé qui joue sur cette notion de matériau qui s’ennoblit avec le temps face à un matériau qui s’abime avec le temps. Bref, ça a été décliné en multiples possibilités par eux ou par nous et ça marche toujours. Là nous en sommes au dixième anniversaire. Mais ceci montre bien que c’est le commanditaire qui permet ou non ce genre de collaboration sur le long terme. Et qu’il s’agisse de la Villa Arson ou du Mamco, nous retrouvons Christian Bernard. C’est un collectionneur, donc il aime la continuité. Contrairement à d’autres, il n’est pas dans la rupture ou la lassitude."

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