Metaphores

Cinq artistes photographes, têtes de proue de la nouvelle collection Adobe Stock Premium.

Vous l’avez peut-être remarqué, Adobe Stock (ex-Fotolia) ne ménage pas ses efforts pour démontrer que banque d’images ne veut pas dire forcément basse qualité, et que les ressources proposées sont au niveau pour une bonne créativité publicitaire. Dernière initiative en date, une (courte) exposition de cinq photographes d’art début juin à la galerie parisienne Fisheye, exposition qui se prolongera sur le stand de la galerie aux prochaines Rencontres d’Arles.

Objectif : mettre en valeur la collection Adobe Stock Premium, forte déjà de 100 000 images « minutieusement sélectionnées, produites par des photographes et agences photos parmi les meilleurs au monde. Nous voulons réinventer ainsi le concept de banque d’images avec Adobe Stock, explique Karen Seror, Marketing Manager Adobe Stock France, valoriser la liberté dans la création publicitaire à travers des images visuellement spectaculaires, avec un fort impact émotionnel et un grand potentiel narratif.  Et à travers cette curation de contributeurs d’exception, souligner l'excellence des contenus disponibles dans la collection Premium pour séduire, surprendre et inspirer la communauté créative ».

Avouons-le, les cinq photographes ainsi découverts à la galerie Fisheye ne manquent pas de panache. Vincent Bousserez mixe volontiers macrophotographie et paysages ; pour sa série Nostalgies, il a photographié les jouets de son enfance puis les a replacés dans des paysages réels. Hipsters in stone de Léo Caillard conjugue sculpture et humour, avec des statues antiques de nos musées rhabillées façon bobo parisien. Benoît Lapray est un fan de postproduction pour contourner les limites de la prise de vue et forger son message. Dans Illuminati, la lumière émanant de leurs phones met en avant la solitude physique des utilisateurs autant que le fantastique potentiel de communication de leurs appareils. Benjamin Taguemount développe ses recherches plastiques autour du corps comme moyen d’expression ; et utilise la poudre comme marqueur du geste, ici celui de danseurs. Julie de Waroquier, professeur de philosophie à la ville, crée des images symboliques, qu’on dirait extraites de l’inconscient.

Paul Schmitt, juin 2017